lovedesanges
Rendez-vous
Elle souffle et répond, “pour être honnête, non, ça ne va pas… Et ça fait du bien de le dire“ Un blanc s’installe. Le fait, juste le fait d’avoir dit que ça n’allait pas, la rend un peu plus joyeuse, elle ressent moins cette boule au fond de son ventre, elle se sent déjà plus légère. Elle sait qu’elle va pleurer durant cette demie heure, mais elle y va toujours, elle en a trop besoin. C’est le seul endroit ou elle peut se confier, la seule personne qui l’écoute et qui l’aide à trouver des solutions, sans qu’elle ait l’impression de l’emmerder avec ses problèmes. Ses potes, elle ne les voient plus, et même si elle les voyait, elle ne peut pas se confier à eux, il faut qu’ils la voient forte, toujours, sinon, elle se sentirait inférieur, donc elle ne pleure pas devant eux, mais elle ne rie pas non plus, elle s’en interdit, pas de sentiment ou d'émotion, ou, que très peu, c’est comme ça qu’on parait fort, du moins c’est ce qu’elle pense. Pourtant, elle aimerait bien savoir pourquoi elle se fixe tous ces interdits, de quoi veut-elle se punir au juste, il y a des choses, ou des actions, sur les qu’elles on ne peut avoir aucune influence, quoi qu’on fasse, elle le sait ça aussi, mais non, elle reste là, elle regarde faire, et se fixe des interdit, sans comprendre vraiment pourquoi, peut être parce qu’elle se dit au fond d’elle qu’elle aurait pu agir, enfin elle le suppose, c’est ce qu’elle croit, il lui semble que c’est cette raison, mais pourquoi ? Mais pourquoi quoi ??
Dans cette pièce qu’elle connait maintenant par cœur, elle y réfléchie, avec cette femme qui pourrait être une des meilleurs amie à sa mère depuis le temps qu’elle y va, remarque ça fait un moment qu’elle y va toute seule chez cette femme. Ses yeux ne pleurent pas encore, elle se demande quand ça va arriver, d’ailleurs elle le dit à son interlocutrice, qui n’y répond rien, mais inscrit sa remarque sur une feuille.
-“Je ne comprend pas… en fait il y a plein de chose que je ne comprend pas.
Pourquoi, la première phrase qui me traverse l’esprit en me réveillant est : “putain j’veux mourir”, pourquoi, je ‘arrive plus à rire, ou m’amuser, pourquoi je ne m’émerveille plus de rien, en gros pourquoi je bad comme ça à longueur de journée ? Il faut vraiment que vous me répondiez là, sinon, je crois que je vais faire un massacre, vraiment. Je ne sais pas qui seront ces pauvres gens que je vais exterminer, mais il faut vraiment que j’extériorise tous ça, je vais craquer, disjoncter, mais grave… gravement. J’en peu plus, je crois qu'il n' y a pas plus simple comme description, je le savait mais j’avais besoin de dire tous ça, pour arriver à cette conclusion là, j’en peu plus, je suis à bout, j’en ai marre des coups foireux, encore un, du style, que ma copine me plaque, et je crois que j’emmène la moitié de la terre avec moi aux enfers, vraiment. J’ai le souffle cour…” Un silence s’installe. Toutes deux laissent planer cette atmosphère, non pesante, presque légère. Elle regarde par terre puis, elle reprend :
-“Ma mère me fait limite du chantage affectif “t’as pas le droit craquer Loue, tu comprend, t’as pas le droit, sinon moi je fait quoi, nous oublie pas nous, une c’est suffisant, tu ne croit pas, non ?” tu parles, TU CROIS QUE JE LE FAIT EXCEPRES!MOI AUSSI J’AI MES LIMITES, MOI AUSSI J’AI LE DROIT DE NE PLUS EN POUVOIR, MOI AUSSI J’AI BESOIN DE CRAQUER…”dit elle énerve, elle crie presque, puis :“moi aussi je suis mal, je suis pas adulte, j’ai pas à porte ça, j’suis pas si forte, j’en peu plus, je peux plus porter ce rôle là” elle pleure à présent, elle se lâche, elle en a besoin .
La femme lui tend un mouchoir, puis après un instant dit d’une voix calme :
-“On va arrêter là pour aujourd’hui, d’accord ?”Elle s’arrête, regarde la jeune fille qui s’essuie les yeux, elle la voie petit a petit retomber sur terre, remettre sa carapace, elle sait que lorsqu’elles sortiront de cette pièce plus rien ne paraîtra sur le visage de cette grande enfant. “ Je vous redonne un rendez-vous ?”
Un signe de tête suffit à lui faire comprendre que oui
-“la semaine prochaine, le vendredi, à 15h. En attendant, je vais vous prescrire quelque chose que vous prendrez, si jamais vous voyez que ça ne eva pas du tout, que vous n’arrivez pas faire quelque chose, ou a discuter, sans avoir les larmes aux yeux par exemple. Je vous note le rendez-vous ?”
-“oui je veux bien ” répond la jeune fille d’une voix à peine audible.
Le médecin lui tend l’ordonnance et le rendez-vous, puis la raccompagne jusqu'à la porte.
-“au revoir”
-“bonne semaine ” répond la patiente.
(09/1O/06)
Je te regarde, je te regarde te détruire, sans rien dir. Je n‘ai pas le choix, si je veux rester dans ta vie, je le sais. Alors je te regarde te détruire, sous mes yeux impuissants, chaque soir, larmes après lames, lames après larmes. Dans un flot de sang devenu habituel, je te regarde.
Une fois de plus tu poses ta tête contre un dossier, un mur ou un rebord et tu fermes les yeux. Une fois de plus, je sais. Je sais que c’est le moment ou je peux enfin t’essuyer, faire apparaître tes plaies qu’on ne voyait pas, noyées dans ce sang, ton sang. Une fois de plus, et par réflexe, je dessert tes doigts, les uns après les autres et prend l’objet de ta délivrance. Je le jette avec déni dans la poubelle l plus proche. Puis je te tends la main. Je te porte jusqu'à ta chambre, et t’allonge sur ton lit et te veille jusqu'à que tu t’endorme.
Je continu d’agir par réflexe. Réflexe ? Est-ce le bon terme ? Ce n’est pas de la rage que je ressens, ni même de l’incompréhension, non. C’est simplement, simplement du vide. Alors comme une morte vivante je vais faire, comme chaque soir, le tour de l’appartement, et comme chaque soir, je ne trouverai pas, cet objet.
Maos ou les caches-tu ?
Flo
(04/05/07)
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Rêve
J’ai encore rêvé de toi cette nuit. Je m’endormais dans tes bras, quand tu me dis au creux de l’oreille : « Je vais y aller ». Je pense qu’on a fait l’amour une bonne parti de la nuit. Je t’attrape le bras, que tu avais passe autour de moi, et je te dis : « Reste, j’aime bien sentir ta présence »
Il est vrai que j’aime ta chaleur. Quand tu te couche et passe ton bras sur ma taille, par poser ta main sur mon ventre. Sentir ta respiration dans ma nuque. Il est vrai que j’aime ta présence.
« Tu me chuchote tout bas : »Lâches-moi, il faut que je parte. Tes parents, tu sais » Je sais en effet, alors je dessert mon bras, et je e sens glisser lentement loin de moi. Doucement je sanglote : « Non, non, reste » Chacun de tes départs sont pour moi comme un coup de poignard dans le cœur. Déjà je sens la chaleur de ton corps se remplacer par la fraîcheur d’un espace vide. La couette retombe doucement sur le matelas, mon épaule est de ce fait complètement couverte. Il n’y a plus de forme ta place. Je me recroqueville et ferme les yeux. Je te tourne le dos et ne me retourne pas pour te voir. Je t’entends t’habiller, puis je sens le matelas s’affaisser, j’espère en silence que tu te recouches. Mais je sens ton visage s’approcher de moi. Juste un bisous sur la joue et un « dors bien », puis tu n’es déjà plus la. Plus tard j’entend une voiture démarrer, la marche arrière, première, puis seconde. Partie, je n’ai plus de toi pour souvenir que ton odeur imprégnée dans mes draps, et la fraîcheur de ton absence.
Flo (21/05/07)
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"l'espoir meurt en dernier", mais quand tu te suicide, tu ne souffre plus, alors que 10 autres deriere toi vont soufrir toute leur vie